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Sites naturels

 

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Les plateaux basaltiques

Ils correspondent à des coulées (ou lambeaux de coulées) différentes par leur âge et leur composition minéralogique, mises en place sur les formations sédimentaires (argiles, marnes, calcaires) ou volcaniques (pépérites) de Limagne. Elles ont été mises en relief par érosion de ces roches plus tendres. Le débit de la lave en prismes verticaux favorise la pénétration de l'eau qui lubrifie les niveaux argilo-marneux sous-jacents (des sources s'observent fréquemment autour des dalles basaltiques), et provoque leur glissement pour peu qu'ils aient un faible pendage. La fraction de coulée basaltique qui les recouvre est entraînée, d'où la formation d'une falaise en bordure de la coulée résiduelle, la présence sur les versants d'amas de prismes disloqués ou de panneaux basaltiques transportés. Les versants nord et ouest des plateaux sont souvent boisés.

Le plateau de Gergovie .

L'épaisse coulée basaltique qui forme le plateau correspond au dernier épisode (il date de 16 millions d'années) d'une histoire géologique complexe étalée sur 7 millions d'années. Au cours de cette période quatre phases volcaniques, dont trois génératrices de pépérites associées à des maars, se sont succédées dans le temps et dans l'espace. L'érosion et la sédimentation (calcaires lacustres, sables fluviatiles) ont alterné avec les périodes éruptives détruisant partiellement les édifices et comblant les cratères, façonnant le plateau sur lequel la coulée basaltique viendra s'étaler. Placés sous scellés, les édifices plus anciens ne seront visibles qu'après érosion ultérieure. Ainsi, dans le prolongement du plateau, à l'est et en contrebas, apparaissent les brèches du Roc Rouge (filon à l'aplomb d'une cheminée), puis les pépérites grossières et les filons basaltiques du puy de Mardoux remplissant la cheminée (diatrème) d'un autre édifice.

Le plateau de Corent .

La coulée basaltique, émise il y a 3 millions d'années, dont la falaise domine le village de Corent, provient de l'extrémité sud-ouest du plateau où deux carrières d'exploitation de pouzzolane sont ouvertes dans le cône de scories résiduel. La dépression circulaire qui entoure le point d'eau dénommé "lac du puy" correspond probablement à l'emplacement d'un ancien maar masqué par la coulée.

La planèze de la Roche-Noire , le plateau (qui prolonge vers le nord le sommet) du puy St Romain , correspondent également à d'anciennes coulées basaltiques.

Le plateau de la Serre .

Encore dénommé "montagne de la Serre", il est un modèle d'inversion de relief d'une ancienne coulée de vallée (mise en place il y a 3,4 millions d'années) par l'action conjuguée de l'Auzon et de la Veyre qui coulent de part et d'autre.


 

 

 

 

 

 

Les buttes :
si certaines, tel le puy Saint-Romain, sont de grande dimension, complexes, recouvertes par une végétation qui rend leur examen difficile, d'autres, de petite taille, se prêtent bien à l'observation. Toutes résultent de l'érosion différentielle qui a, selon le cas:

"découpé" la série sédimentaire (la Roche-Blanche),

"tronçonné" une coulée de débris en provenance des Monts-Dore (puy de Redadoux, de Monton et de Tobize sur Monton, de la partie sud du puy de la Pierre et du puy de la Chèvre sur Orcet),

"déchaussé" une cheminée volcanique (puys de la Piquette et de Marmant sur Monton, de la partie nord du puy de la Pierre sur Orcet).

Calcaires :
La butte calcaire de la Roche-Blanche est une butte-témoin inachevée car elle est encore raccordée au nord à la série sédimentaire. Les calcaires sont plus résistants à l'érosion que les marnes sous-jacentes.

Pépéritiques :
Les pépérites se rencontrent en de multiples endroits (sud et est du plateau de Gergovie, sud du plateau de Corent, flancs du puy Saint-Romain et du puy Saint-André ) mais leurs gisements, leurs structures, leurs relations avec le basalte ou l'encaissant sédimentaire s'observent particulièrement bien sur les édifices dénudés de petite taille, tels

le puy de Marmant à Veyre-Monton.

Celui d'Orcet se caractérise par l'abondance des brèches calcaires formées lors d'explosions affectant l'encaissant.

Fragments de la coulée de débris :
Ce sont autant de buttes-témoins résultant de la fragmentation par érosion d'une ancienne coulée de débris, elle même préalablement mise en relief par érosion différentielle.Tels sont les puy de Tobize, et de La Pierre et

le puy de Monton

qui permet les observations les plus complètes.


Les coteaux viticoles

 

Le vignoble du Puy-de-Dôme de 1850 à 1950: l'héritage .

Au cours de la deuxième moitié du XIX° siècle, alors que le vignoble languedocien, attaqué dès 1864 par le phylloxéra, est décimé 15 ans plus tard, celui du Puy-de-Dôme se développe pour atteindre vers 1890 une superficie de l'ordre de 45 000 ha, avec pour seul objectif le rendement. Dans nombre de communes, il recouvre près de 60% du territoire. Il déborde sur la plaine tandis que sur les coteaux chaque arpent de terre est planté de vignes, y compris sur les versants les plus escarpés et ce, localement, jusqu'à 700 m d'altitude. Des murs de pierres sèches sont construits pour soutenir les terrasses (pailhas) où coexistent souvent la vigne et les arbres fruitiers. Victime à son tour du phylloxéra en fin de siècle, puis du mildiou une quinzaine d'années plus tard, il est souvent laissé à l'abandon pendant la guerre de 1914 à 1918, puis exploité en complément d'autres activités par des personnes qui travaillent en ville. Faute de débouchés compte-tenu de la qualité des vins produits (en 1944, les vins rouges titrent seulement 7,5°) sa superficie ne cesse de décroître par la suite.


Muret support d'une ancienne parcelle
de vigne (pailha) les Bouys

 

Les plans cadastraux
gardent la mémoire de la période d'intense activité viticole à travers un parcellaire lanièré où sont juxtaposées une multitude de bandes étroites, allongées selon la pente. Les pailhas envahis par les friches ne s'observent plus qu'au sommet de certains coteaux (Corent) ou sur les versants de vallons escarpés (vallon des Bouys à Mirefleurs). Sur les pentes, les engins de plus en plus puissants utilisés pour les cultures céréalières ont nivelé les versants éliminant toute trace de parcellaire ainsi que les murets.

 

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____ pailhas en arrière de la vigne_____Ensemble de pailhas____________Marches insérées dans le mur____
_______________________________________________________entre deux terrasses

Des vignes très anciennes
elles sont encore reconnaissables çà et là. Le palissage sur échalas relayé dès le milieu du XIX° siècle par le palissage sur fils de fer est encore visible sur une minuscule parcelle de Mirefleurs. Les vignes implantées avec des cerisiers, amandiers, pêchers ou pruniers, inadaptées aux vendanges mécanisées, se font de plus en plus rares. Si les rangées de noyers existent encore en bordure de vignes, seuls quelques rosiers et quelques touffes de lavande ou d'iris rappellent des pratiques ancestrales.
La présence de ceps noueux, disposés en rangées distantes d'environ 1 m, regroupées par 4 ou 5 en travées, témoigne de l'existence de vignes anciennes plantées à une époque où le nombre de ceps par ha pouvait atteindre 13 000.
Le conservatoire de la vigne d'Authezat regroupe de vieux cépages qui ne sont plus autorisés dans le cadre de l'AO-VDQS tels l'épinou, le noirfleurien, le canari, le portugais bleu.

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_______________________________Palissage sur échalas à Mirefleurs

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Les "tonnes",
petites constructions permettant au vigneron de s'abriter et de ranger ses outils, s'observent encore sur les coteaux au milieu des cultures céréalières ou, le plus souvent, associées à une vigne. De construction soignée, avec une porte et une fenêtre, parfois à deux niveaux, couvertes en tuiles, souvent équipées d'une cheminée, elles sont fréquemment enduites à l'intérieur. Des dispositifs particuliers permettent de récupérer l'eau du toit et de la stocker, mais aussi d'attacher l'animal de trait. Souvent une treille court en façade, en tonnelle ou en cordon prés de l'entrée.

La renaissance du vignoble du Puy-de-Dôme aux environs de l'an 2000.

En 2004, c'est un vignoble éclaté, en mosaïque, de moins d'un millier d'hectares (dont 820 en production) disposé sur 53 communes entre Gimeaux au nord de Riom et St-Germain-Lembron au sud d'Issoire, localités distantes de 50 km. Les coteaux de la bordure ouest des Limagnes et ceux de la Limagne des buttes lui servent de support à des altitudes comprises entre 370 et 480 m. La moitié du vignoble est travaillé en culture familiale par près de 1800 exploitants. L'autre moitié l'est par des viticulteurs professionnels dont une cinquantaine d'indépendants et 115 fournisseurs de la cave Saint-Verny à Veyre-Monton (ils étaient 270 en 1997).
La cave Saint-Verny reçoit la moitié des vendanges issues des 400 ha bénéficiant de l'appellation AO-VDQS Côtes d'Auvergne (attribuée aux seuls cépages gamay noir à jus blanc, pinot noir et chardonnay) obtenue dès 1960, comprenant les dénominations locales Chateaugay (70 ha), Boudes (45 ha), Corent (40 ha), Madargue (13 ha) et Chanturgue (7 ha). Elle joue un rôle de leader en vue de l'obtention de lAOC (plusieurs de ses cuvées figurent sur le guide Hachette) alors que l'AO-VDQS est appelée à disparaître.

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Le vignoble local.
La dénomination Corent correspond à des parcelles encépagées sur le territoire de quatre communes (Corent, la Sauvetat, Les Martres-de-Veyre, Veyre-Monton) situées pour la plupart sur les versants nord, nord-ouest, sud et sud-ouest du plateau de Corent. L'appellation Cotes d'Auvergne concerne les différentes communes de Gergovie-Val d'Allier, à l'exception de Mirefleurs. L'essentiel du vignoble y est concentré au nord-est du puy de Marmant à Veyre, au sud-ouest du puy de Tobize, au sud et à l'ouest du puy de la Pierre ainsi qu'au sud du puy de Mardoux, mais il existe, ailleurs, de nombreuses parcelles dispersées.

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Vendanges mécaniques

Cépages et plantations.
En vue de l'obtention de l'AOC, la restructuration du vignoble (au sein duquel coexistent les tailles guyot et cordon de Royat) s'est traduite par l'arrachage ou l'abandon de nombre de vignes anciennes, par la plantation sur des terrains adaptés de pinot noir pour former des assemblages avec le gamay largement prédominant, mais aussi de chardonnay. Le but est de faire ressortir les arômes spécifiques. Les nouvelles normes d'encépagement ont pour objectif de limiter les rendements pour obtenir des vins de qualité (le titre alcoométrique des vins en 2003-2005 variait de 12,5 à 13° en moyenne) et de procéder à des vendanges mécanisées moins onéreuses. Plus rapides, elles permettent de s'affranchir des intempéries. Une distance de l'ordre de 2 m est maintenue entre les rangées de ceps associés à des piquets métalliques permettant un palissage sur quatre niveaux de fils jusqu'à 1,50 m de hauteur.

 

La plaine de Limagne

Depuis la mise en culture de nombre de coteaux suite au remembrement, elle a perdu son identité, le blé et le tournesol occupent la majeure partie de l'espace, tant sur les coteaux que dans la plaine avec la même structure en damier.

Vanne pour l'irrigation

Sur le territoire de Gergovie-Val d'Allier, elle n'est véritablement représentée qu'autour de la Sauvetat où sa cote oscille entre 380 et 400 m (alors qu'elle n'est que de 310 à 330 m à l'ouest de Clermont ou Riom), secteur où les réseaux d'irrigation alimentés par pompage dans l'Allier, en relation avec la culture du maïs, s'étendent progressivement. Sur les territoires de Veyre-Monton, Orcet ou la Roche-Blanche, il s'agit d'espaces restreints au milieu des coteaux.

 

Le val de Veyre et le val d'Auzon

Veyre et Auzon serpentent dans des vallées à fond plat, à pente très faible, remplies d'alluvions, y décrivant de nombreux méandres. Des enrochements localisés protègent les berges contre l'érosion. Diverses prises d'eau font dériver une partie de l'eau vers des biefs, aux parois parfois maçonnées, qui alimentaient jadis des roues de moulins avant de rejoindre la rivière, générant ainsi des chapelets d'ilots à caractère plus ou moins marécageux.

De nombreuses vannes permettant de régler le niveau d'eau dans les biefs sont encore visibles dans le val de Veyre ainsi que les grilles retenant les détritus en amont des roues. Une roue à augets existe encore à la Roche-Blanche alors que trois roues à aubes (une seule visible du domaine public, aux Martres-de-Veyre) sont conservées sur la Veyre.

D'autre prises d'eau alimentant des canaux ou des béals, eux mêmes équipés de petites vannes et aménagés selon les courbes de niveau, permettaient l'irrigation des versants de la Veyre et de l'Auzon, jadis couverts de pommiers"reinette" dont il ne reste que quelques témoins. Un tel béal toujours fonctionnel, alimenté par la Veyre en aval des Martres-de-Veyre, irriguait les prairies de la plaine de l'Allier jusqu'à la Grande Vaure.

Val d'Auzon

  • D'anciens moulins


Prise d'eau du Breuil


Roue à augets à La Roche-Blanche
  • Le béal de La Roche-Blanche

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La prise d'eau et la pélière____lavoir individuel
à La Roche-Blanche

Vanne pour l'irrigation de vergers

  • Sur l'Auzon et ses rives


_Verger à La Roche-Blanche


_____Lavoir d'Orcet______Pont du Malpas à Orcet


Allée sur Orcet

 


Gué à Orcet

Val de Veyre

  • La vallée et son couvert végétal


Source de Poumand à Veyre ______Verger à St-Alyre


_____"Forêt" alluviale


___Jardins sur la rive


Méandre de la Veyre aux Martres-de-Veyre


Osier et verger


Roseaux et peupliers

  • L'ancien béal de Veyre


____Une vanne __________ Bords maçonnés


________Prise d'eau

 

  • Prises d'eau, bief , moulin à Veyre-Monton


Vanne sur le bief du Chardonnet _Roue à aubes
__________________du Moulin de la Paille


Bief du pont de Veyre
  • Le bief du Bada aux Martres-de-Veyre


Entrée de l'ancien moulin banal

 


Bief aux Martres-de-Veyre
  • Prises d'eau et moulins aux Martres-de-Veyre


Digue et bief en rive gauche aux Martres

 


Prise d'eau du Moulin de la Reine
Beal des Vaures
  • Moulin "Talabeau" aux Martres-de-Veyre
    ___________( rue des Roches )


Prise d'eau pour le Moulin Talabeau


____Roue à aubes__________Meule en béton

 


Vannes formant une digue


Meule d'arkose

Le val d'Allier et ses terrasses alluviales

Les méandres dessinés par l'Allier entre le pont des Goules et celui de Mirefleurs, secteur comportant plusieurs ilôts, entaillent à la fois la série sédimentaire et sa couverture d'alluvions. Au pont de Longues, les arkoses forment une falaise en bordure de l'Allier tandis que les alluvions riches en galets s'observent en retrait du pont. Leur superposition apparaît clairement dans la falaise sous le hameau de Charbonnier. Les niveaux calcaires observés au pied des falaises en aval de Ste-Marguerite se retrouvent sous la terrasse alluviale en aval du terrain de camping des Martres-de-Veyre. Deux niveaux de terrasses s'observent clairement en rive gauche de l'Allier, à hauteur de Ste-Marguerite, ainsi qu'à hauteur de Mirefleurs. Cultivées à hauteur de Mirefleurs et au sud des Martres-de-Veyre, ces terrasses truffées de sablières au nord sont aménagées en plan d'eau. Deux champs de puits de captage ont été implantés dans la basse terrasse pour alimenter en eau potable les communes alentour (Albaret, Grande Vaure).
Les falaises de sable ou rocheuses, les îles, les bancs de sable ou de galets, les forêts de rives, constituent autant de milieux naturels liés à la rivière.


Falaise des Rocs Bleus

 


Ile et basse terrasse (Epareaux)


Plage des Roches aux Martres-de-Veyre



Les marmites

 


Sablière de Pérignat-sur-Allier



Anciennes sablières sur la rive droite


Falaise d'arkoze au pont de Longues


La méandre de Longues


Lit majeur au pied des Rocs Bleus


Plan d'eau et île de Drain à Mirefleurs


Le bassin hydrothermal des Martres-de-Veyre et de Sainte-Marguerite

Les nombreuses sources observées entre le pont des Goules et celui de Mirefleurs, en rive gauche de l'Allier, ont en commun le fait d'être carbo-gazeuses, de déposer du calcaire (parfois du fer) et d'avoir à l'émergence des températures nettement supérieures (16 à 31°) à celles des sources trouvées alentour à des altitudes équivalentes. Certaines (Tambour, Saladis) sont mentionnées pour leurs vertus thérapeutiques. Les chapelets de bulles observées dans le lit de l'Allier (pont de Longues, pied de la falaise des Rocs Bleus, source du Tambour, grand Saladis), l'intense bouillonnement du petit Saladis, témoignent d'un dégagement important de dioxyde de carbone (CO2). Un forage effectué à 74 m de profondeur prés des Martres-de-Veyre, au pied du coteau de Corent, à des fins géothermiques, a été en 2007 à l'origine d'un geyser avec dégagement de gaz carbonique (l'eau à 40° avec un débit de 30m3/h a giclé jusqu'à prés de 30 m de hauteur).

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Grand Saladis________________Petit Saladis

Le dégagement de CO2 en surface s'accompagne de la précipitation de carbonate de calcium. Une fine pellicule blanche entoure parfois les bulles ou s'étale en surface véhiculée par le vent en direction de l'une des rives du bassin du grand Saladis vers laquelle elle s'accumule temporairement .Le long du ruisselet alimenté par le petit Saladis la base des graminées est imprégnée de calcaire tandis qu'un cône se forme à son extrémité en amont d'un pré-salé

 


Dégagement de gaz carbonique dans l'Allier

 

A Sainte-Marguerite
Glomérules de calcaire dans une mare
en bordure de l'Allier

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A Sainte-Marguerite, épandage des eaux de sources sur la terrasse alluviale et cristalisation de la pellicule calcaire.

 

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