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Sites naturels
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Les plateaux basaltiques Ils correspondent à des coulées ou lambeaux de coulées différentes par leur âge et leur composition minéralogique, mises en place sur les formations sédimentaires (argiles, marnes, calcaires) ou volcaniques (pépérites) de Limagne. Elles ont été mises en relief par érosion de ces roches plus tendres. Le débit de la lave en prismes verticaux favorise la pénétration de l'eau qui lubrifie les niveaux argilo-marneux sous jacents (des sources s'observent fréquemment autour des dalles basaltiques), provoquant leur glissement pour peu qu'ils aient un faible pendage. La fraction de coulée basaltique qui les recouvre est entraînée, d'où formation de falaise en bordure de la coulée résiduelle, la présence sur les versants d'amas de prismes disloqués ou de panneaux basaltiques transportés. Les versants nord et ouest des plateaux sont souvent baissés. |
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Les buttes : si certaines, tel le puy Saint Romain, sont de grande dimension, complexes, recouvertes par une végétation qui rend leur examen difficile, d'autres, de petite taille, se prêtent bien à l'observation. Toutes résultent de l'érosion différentielle qui a, selon le cas: |
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"découpé" la série sédimentaire (la Roche-Blanche), "déchaussé" une cheminée volcanique (puys de la Piquette et de Marmant sur Monton, de la Pierre nord sur Orcet). |
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Les coteaux viticoles |
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Le vignoble du Puy de Dôme de 1850 à 1950: l'héritage . Au cours de la deuxième moitié du XIX° siècle, alors que le vignoble languedocien, attaqué dès 1864 par le phylloxéra, est décimé 15 ans plus tard, celui du Puy de Dôme se développe pour atteindre vers 1890 une superficie de l'ordre de 45 000 ha, avec pour seul objectif le rendement. Dans nombre de communes, il recouvre près de 60% du territoire. Il déborde sur la plaine tandis que sur les coteaux chaque arpent de terre est planté de vignes, y compris sur les versants les plus escarpés et ce, localement, jusqu'à 700 m d'altitude. Des murs de pierres sèches sont construits pour soutenir les terrasses (pailhas) où coexistent souvent vigne et arbres fruitiers. Victime à son tour du phyloxéra en fin de siècle, puis du mildiou une quinzaine d'années plus tard, il est souvent laissé à l'abandon pendant la guerre de 1914 à 1918, puis exploité en complément d'autres activités, par des personnes qui travaillent en ville. Faute de débouchés compte-tenu de la qualité des vins produits (en 1944, les vins rouges titrent seulement 7,5°) sa superficie ne cesse de décroître par la suite. |
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petites constructions permettant au vigneron de s'abriter et de ranger ses outils, s'observent encore sur les coteaux au milieu des cultures céréalières ou, le plus souvent, associées à une vigne. De construction soignée, avec porte et fenêtre, parfois à deux niveaux, couvertes en tuiles, souvent équipées d'un cheminée, elles sont fréquemment enduites à l'intérieur. Des dispositifs particuliers permettent de récupérer l'eau du toit et de la stocker, mais aussi d'attacher l'animal de trait. Souvent une treille court en façade, en tonnelle ou en cordon prés de l'entrée. |
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La renaissance du vignoble du Puy de Dôme aux environs de l'an 2000. En 2004, c'est un vignoble éclaté, en mosaïque, de moins d'un millier d'hectares (dont 820 en production) disposé sur 53 communes entre Gimeaux au nord de Riom et St Germain-Lembron au sud d'Issoire, localités distantes de 50 km. Les coteaux de la bordure ouest des Limagnes et ceux de la Limagne des buttes lui servent de support à des altitudes comprises entre 370 et 480 m. La moitié du vignoble est travaillé en culture familiale par près de 1800 exploitants. L'autre moitié l'est par des viticulteurs professionnels dont une cinquantaine d'indépendants et 115 fournisseurs de la cave Saint-Verny à Veyre-Monton (ils étaient 270 en 1997).
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La plaine de Limagne Depuis la mise en culture de nombre de coteaux suite au remembrement, elle a perdu son identité, blé et tournesol occupant la majeure partie de l'espace, tant sur les coteaux que dans la plaine avec la même structure en damier. |
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Sur le territoire de Gergovie-Val d'Allier, elle n'est véritablement représentée qu'autour de la Sauvetat où sa cote oscille entre 380 et 400 m (alors qu'elle n'est que de 310 à 330 m à l'ouest de Clermont ou Riom), secteur où les réseaux d'irrigation alimentés par pompage dans l'Allier, en relation avec la culture du maïs, s'étendent progressivement. Sur les territoires de Veyre-Monton, Orcet ou la Roche-Blanche, il s'agit d'espaces restreints au milieu des coteaux.
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Le val de Veyre et le val d'Auzon Veyre et Auzon serpentent dans des vallées à fond plat, à pente très faible, remplies d'alluvions, y décrivant de nombreux méandres. Des enrochements localisés protègent les berges contre l'érosion. Diverses prises d'eau font dériver une partie de l'eau vers des biefs, aux parois parfois maçonnées, qui alimentaient jadis des roues de moulins avant de rejoindre la rivière, générant ainsi des chapelets d'ilots à caractère plus ou moins marécageux. De nombreuses vannes permettant de régler le niveau d'eau dans les biefs sont encore visibles dans le val de Veyre ainsi que les grilles retenant les détritus en amont des roues. Une roue à augets existe encore à la Roche-Blanche alors que trois roues à aubes (une seule visible du domaine public, aux Martres-de-Veyre) sont conservées sur la Veyre. D'autre prises d'eau alimentant des canaux ou des béals, eux mêmes équipés de petites vannes et aménagés selon les courbes de niveau, permettaient l'irrigation des versants de la Veyre et de l'Auzon, jadis couverts de pommiers"reinette" dont il ne reste que quelques témoins. Un tel béal toujours fonctionnel, alimenté par la Veyre en aval des Martres-de-Veyre, irriguait les prairies de la plaine de l'Allier jusqu'à la Grande Vaure. |
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Val d'Auzon
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![]() Roue à augets à La Roche Blanche |
Vanne pour irrigation de vergers |
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Val de Veyre |
Osier et verger
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![]() Bief du pont de Veyre |
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![]() Bief aux Martres de Veyre |
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![]() Prise d'eau du Moulin de la Reine Beal des Vaures |
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Le val d'Allier et ses terrasses alluviales Les méandres dessinés par l'Allier entre le pont des Goules et celui de Mirefleurs, secteur comportant plusieurs ilôts, entaillent à la fois la série sédimentaire et sa couverture d'alluvions. Au pont de Longues, les arkoses forment une falaise en bordure de l'Allier tandis que les alluvions riches en galets s'observent en retrait du pont. Leur superposition apparaît clairement dans la falaise sous le hameau de Charbonnier. Les niveaux calcaires observés au pied des falaises en aval de Ste Marguerite se retrouvent sous la terrasse alluviale en aval du terrain de camping des Martres-de-Veyre. Deux niveaux de terrasses s'observent clairement en rive gauche de l'Allier, à hauteur de Ste Marguerite, ainsi qu'à hauteur de Mirefleurs. Cultivées à hauteur de Mirefleurs et au sud des Martres-de-Veyre, ces terrasses truffées de sablières au nord sont aménagées en plan d'eau. Deux champs de puits de captages ont été implantés dans la basse terrasse pour alimenter en eau potable les communes alentour (Albaret, Grande Vaure).
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Le bassin hydrominéral des Martres-de-Veyre et Sainte-Marguerite Les nombreuses sources observées entre le pont des Goules et celui de Mirefleurs, en rive gauche de l'Allier, ont en commun le fait d'être carbo-gazeuses, de déposer du calcaire (parfois du fer) et d'avoir à l'émergence des températures nettement supérieures (16 à 31°) à celles des sources trouvées alentour à des altitudes équivalentes. Certaines (Tambour, Saladis) sont mentionnées pour leurs vertus thérapeutiques. Les chapelets de bulles observées dans le lit de l'Allier (pont de Longues, pied de la falaise des Rocs Bleus, source du Tambour, grand Saladis), l'intense bouillonnement du petit Saladis, témoignent d'un dégagement important de dioxyde de carbone (CO2). Un forage effectué à 74 m de profondeur prés des Martres-de-Veyre, au pied du coteau de Corent, à des fins géothermiques, a été en 2007 à l'origine d'un geyser avec dégagement de gaz carbonique (l'eau à 40° avec un débit de 30m3/h a giclé jusqu'à prés de 30 m de hauteur).
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